HISTOIRE DES CENTRES COMMUNAUTAIRES : ANNÉES 70 - 80

ANNÉES 70 : CONSEILS SOCIO-CULTURELS

Comment les centres communautaires sont-ils apparus ?

Les Conseils Socio-culturels voient le jour au début des années septante. Ils structurent les Flamands à Bruxelles et leurs associations, créent des opportunités de rencontre et font entendre leur voix au sein de la commune et de la Région.

Les Conseils sont socio-culturels :

  • Le terme « social » est utilisé pour désigner le développement communautaire. Les Conseils se concentrent sur la communauté locale au sens large. Des thèmes comme l’environnement et le bien-être y sont également abordés.
  • « Culturel » fait référence à la promotion et au soutien de la vie culturelle locale. C’est ce qu’on appelait alors l’« éducation populaire ».

Les Conseils sont également multifonctionnels : ils réunissent des thèmes tels que le sport, la jeunesse, la famille et l’environnement. Il n’existe pas de Conseils distincts pour ceux-ci, comme en Flandre.

TRAVAIL FONDAMENTAL PAR ET POUR LES BRUXELLOIS NÉERLANDOPHONES

Les Conseils s’organisent de manière extrêmement pluraliste et démocratique. L’objectif de leurs programmes ? Sortir les néerlandophones de leur position minoritaire.

Ils font cela des façons suivantes :

  • Ils veillent à être reconnus par la commune en tant qu’organe consultatif.
  • Ils élaborent des conseils destinés au gouvernement.
  • Ils encouragent la représentation néerlandophone au sein des conseils communaux.
  • Ils traquent les discriminations et luttent contre celles-ci.
  • Ils stimulent les rencontres et la vie associative.

Ce travail fondamental livre des résultats. Les Conseils organisent les premiers festivals à Bruxelles. Les campagnes locales de promotion de l’enseignement néerlandophone, des crèches et du travail de proximité se transforment en initiatives gouvernementales.

1972 : FONDATION DE L’ORGANISATION FAÎTIÈRE ET DE LA COMMISSION DE LA CULTURE NÉERLANDAISE

1972 est une année clé. Les Conseils Socio-culturels créent leur organisation faîtière : l’Agglomeratieraad voor het Plaatselijk Sociaal-Kultureel Werk (Conseil d’agglomération pour le travail socio-culturel local) ou APSKW. Au cours de cette même année, la NCC, ou Commission de la culture néerlandaise de l’agglomération bruxelloise – l’ancien nom de l’actuelle VGC, voit également le jour.

L’APSKW (nommée ensuite Stad en Cultuur (Ville et Culture)) a été à l’initiative des Congrès des Flamands bruxellois en 1975, 1980, 1986 et 1994. Ces congrès constituent une plate-forme ouverte et démocratique pour tous les Flamands et leurs organisations. Ensemble, ils œuvrent à faire de Bruxelles une « Ville Vivante ». Les Flamands y ont une place à part entière. Ils participent au développement de la société multiculturelle.

ANNÉES 80 : ASBL TREFCENTRUM

Entre-temps, la Communauté flamande a acheté des bâtiments pour les Conseils Socio-culturels. Au début des années quatre-vingt, une asbl appelée Trefcentrum a été créée dans différentes communes pour gérer ces bâtiments. Le décret relatif aux centres culturels reconnaît ces asbl, ce qui signifie :

  • un animateur culturel supplémentaire
  • l’élaboration obligatoire d’une programmation culturelle et éducative

Cela donne lieu à des tensions entre, d’une part, la programmation existante des associations locales et le Conseil Socio-culturel et, d’autre part, la nouvelle programmation du Trefcentrum.

En 1989, la Commission communautaire flamande (VGC) est fondée par la Brusselwet, la loi relative aux institutions bruxelloises. La VGC entretient des relations étroites avec la Communauté flamande et les institutions bruxelloises. 

Lisez-en plus sur l’histoire des centres communautaires au cours des années 90 - 2014

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